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Par
Juanita CAMELEONE |
Toulouse
22 et 23 janvier 2000
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Ce
n'est pas très facile de faire un résumé du colloque Queer de Toulouse.
Plein de choses ont été dites, l'écoute et les échanges ont été riches. Je vais transcrire mes petites notes que j'ai prises. C'est brouillon, j'espère compréhensible. Une partie des personnes présentes étaient universitaires, socios, écrivainEs, chercheuses, chercheurs, militantEs associatives ou non. J'ai beaucoup aimé les interventions de lesbiennes militantes et/ou radicales, féministes. Leurs questions, reflexions et positions étaient pertinentes, ce qui permettait une grande qualité des débats. |
QUEER |
Le
samedi matin, les études queers ont été présentées comme des études sur
la transversalité des genres et des sexualités. Il a été proposé qu'on travaille sur les termes, dans la non-mixité ou par affinité, afin de construire des stratégies d'alliances. Différents groupes de discussions ont été proposés pour l'après-midi : un groupe lesbienne, un groupe pour celles et ceux qui ne se sentent ni trop féminin ni trop masculin, des groupes trans-âges, gays, bisexuelLEs, et d'autres dont je ne me souviens pas. |
NI MASCULIN NI FEMININ |
Je
suis allé dans le groupe "ni trop féminin ni trop masculin". Plusieurs
interrogations se sont posées : Comme il y avait trois peléEs et deux tonduEs pour les groupes "gay" et "ni féminin ni masculin", nous nous sommes regroupéEs. L'impossibilité de pouvoir réunir un groupe non-mixe gay a été remarquée. |
PéDé |
Entre
deux discussions, une copine m'a interpelé sur le mot "pédé", puisque
ce mot, même réapproprié par nous, entretient l'imaginaire homophobe qui
associe sexualité homo avec pédophilie. |
MICHELE CAUSSE |
Le dimanche matin, Michèle Causse, écrivaine lesbienne radicale, nous a fait un exposé sur l'androlecte, dialecte masculin. A partir de recherches, et tout en créant le vocabulaire nécessaire à son analyse, Michèle Causse nous à démontrer, entre autre, comment le langage androlecte enracine, perpétue et véhicule indéfiniment la domination masculine, situe et immobilise les places genrées. |
ET PUIS... |
La matinée s'est poursuivi avec un
exposé de Daniel Welzer-Lang sur l'homophobie et l'hétérosexisme.. |
ZOO |
Dans l'après-midi, Marie-Hélène Boursier
et Béatrice, nous ont exposé l'historique et les théories queer. Voili
voiçà ! J'ai passé un délicieux weekend, ce qui m'a flanqué un cafard
à suffoquer lorsqu'il a fallu me résigner à retourner dans la pâle réalité
à pathologie hétéro. Il faudra bien que
ça change un jour ! |