L'ATELIER D'ECRITURE DE VICTOR EGO Lors de la Croisière 6, nous avons eu un petit atelier d'écritures. Voici quelques textes issues du jeu de "l'arbre généalogique" dont le mot initial était "été". Façon d'exorciser la pluie et la pourriture de climat qui imprégnait nos imperméables jusqu'à nos os, en ce joli mois de mai ariégeois. Remuant
la pierre et les braises, le nomade à la peau d'étoile rêve.
Images fugaces de vaisseaux traversant les astres, de poussières
d'étoiles. Vagues de volupté, ivresse de l'instant. Il emprisonne
le coeur de son amant dans un coquillage. Par jeu. Oubliant le danger,
les cicatrices et les épreuves passées. Mais son rêve,
sous la forme d'une bulle, prend soudain de l'altitude. La
déchirure avait laissé des cicatrices infinies. Sous
la nuit étoilée, je marche dans la montagne. Tout-à-coup
j'entend des rires. Des tapettes indiennnes célèbrent une
fête au fond des bois. Sur leur corps, les paillettes étincellent
comme de la neige au soleil. Ils dansent et leurs plumes volent en mouvements
circulaires. Je leur donne une bouteille de pastis et du chocolat, et
nous prenons leur drogue préparé avec du sperme d'oiseaux.
Nous dansons en décalage avec la musique, un indien me prend le
sexe et y colle son nez pour saisir son odeur. Son amant en colère
lui jette une pierre. S'engage une lutte féroce dont il sort vainqueur.
Ensemble, nous nous évadons, nous nageons sous les vagues, nous
laissant emporter vers la plage gloup-gloup. C'était une nuit d'azur, sous une lune de cristal. Mon moi intérieur marchait sous la neige étincelle. Au cinéma, près de la caverne, il y avait la fête de l'amour. J'entrais malgré mon stress de la peau et mon ennuie populaire. C'était un carnaval de sexes absolu. Les lézards, venus en famille et en vaisseau du communisme oriental, embrassaient l'indien et l'oiseau. Ca sentait les plumes, la joie, le feu et le meurtre. |